Nos convictions

« Mais qu’est-ce que nous apportons en plus ? Nous affirmons que l’être humain a une double dimension : matérielle et spirituelle. Et que si nous répondons aux seuls besoins matériels, nous allons dans le mur parce que nous oublions une dimension. La spiritualité, cela peut être du domaine du religieux et ce n’est pas un gros mot. Mais on peut très bien aussi ne pas avoir la foi en quelque religion que ce soit. On a le droit d’aimer son conjoint, on a le droit d’aimer ses enfants, on a le droit d’aimer la vie. Mais cette dimension d’amour, elle ne se pèse pas, elle ne se vend pas, elle ne s’achète pas, elle ne se quantifie pas : elle est du domaine du spirituel.

Tout être humain en a besoin y compris dans la vie en entreprise. Nous affirmons qu’il faut concilier la vie familiale et la vie professionnelle, la vie personnelle et la vie professionnelle, la vie spirituelle, la vie sociale et la vie professionnelle. L’être humain est fait de matière et d’esprit.

Nous avons tous la même origine. Poser cela, c’est poser la fraternité complète entre tous. Quand je suis fils ou fille du même père, c’est que je suis frère. Nous affirmons la fraternité de l’être humain quelle que soit sa race, sa religion, sa condition, sa richesse ou sa pauvreté. Cela rejette toutes les haines tous les renfermements. Cela ne veut pas dire qu’on est tous pareils, au contraire c’est accepter la différence.

Nous nous battons pour notre liberté. J’ai le droit de vivre décemment pour vivre libre, mais ça va au-delà de la liberté matérielle. Je demande aussi la liberté de pensée.

En conséquence de ces principes, la CFTC a été à l’origine de nombreux acquis sociaux (assurance maladie, allocations familiales, retraites complémentaires, assurance chômage, participation, intéressement, défense du salarié licencié, conventions collectives, aides aux emplois familiaux, logements sociaux, etc.).

Convaincue qu’il n’y a pas de progrès social durable sans dialogue ni partenariat, la CFTC privilégie la négociation et le paritarisme pour faire passer son exigence radicale de justice. Pour la CFTC, il faut d’abord la négociation, conciliation et médiation ensuite, grève en dernier recours. »

(Propos extrait du message adressé par Joseph Thouvenel, vice-président de la CFTC, aux militants réunis au congrès du SICSTI)

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